Alison Bignon Oeuvres sur papier

Biographie et parcours

La série des Carnets de chagrin raconte, sans voyeurisme, la perception par l'artiste des émotions qui l'entourent. 


Chaque dimanche, de la même façon que nous allons faire notre marché ou préférons dormir quelques heures de plus, Alison prend le bus, le train ou un autre moyen de transport pour rencontrer des gens. 


Dans son sac, vous trouverez une cinquantaine de cartes de visite sur lesquelles sont indiquées son nom et prénom, son numéro et son métier. 


Elle donne ses cartes quand elle le sent de façon assez mystérieuse. 


"Bonjour, je suis une artiste et j'écoute des histoires. Vous pouvez m'appeler à ce numéro et venir prendre un café avec moi si vous le souhaitez". 


Sur les cinquante cartes qu'elle distribue, Alison reçoit un à deux coups de téléphones qui génèrent un rendez-vous. 


Alison reçoit directement chez elle : la prise de risque n’est donc pas unilatérale. Elle ouvre son appartement, espace personnel, à l’intérieur duquel la personne s’installe et commence à vivre son expérience. 


Dès cet instant, le protocole artistique démarre.


La conversation, dont le contenu sera gardé secret, est enregistrée. Dans ce cadre intime, tout peut être dit sans retenue et l'échange peut durer de 5 minutes à plusieurs heures. 


Après l'interview, le travail à l’atelier commence. 


Elle écoute l’enregistrement, le réécoute plusieurs fois, et en tire l’écriture d’un texte relatif à l’histoire donnée, ne dépassant pas un format A4.


Elle en extrait l’essence de l’histoire racontée et met en exergue les détails, tels que la rythmique vocale, les tics physiques, et de répétitions de langage. 


De ce travail d’écriture découle ensuite la mise en place du dit « Carnet de chagrin » devenant tour à tour dessin, gravure, vidéo, etc…


Par l’utilisation de ces différents médiums, Alison consigne l’histoire, afin de lui donner une place dans ce qu’elle appelle : « la Banque de données émotionnelles ».

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